Harcèlement: s’exprimer pour prévenir et sensibiliser

Temps de lecture: 2 minutes

L’affaire Weinstein a été un déclencheur de sensibilisation à propos de pratiques inadmissibles dans les entreprises. Néanmoins, doit-on attendre absolument une esclandre pour se sensibiliser sur les règles de savoir vivre ?

harcelement-moral-au-travail

Qu’on se le dise, l’interdit se fait souvent dans l’ombre et rarement il en est fait état. Il aura ainsi fallu une révélation tonitruante pour que la lumière se fasse et que les langues se délient enfin sur la question du harcèlement au travail. Mais pourquoi tant de temps passé sans évocation notoire ?

Un phénomène de banalisation a cela d’extraordinaire qu’il fait subir les événements et anesthésie systématiquement les consciences. De ce fait, aux yeux de tous, tout ce qui le constitue apparaît implicitement de plus en plus normal et passe sous silence. C’est la raison pour laquelle l’étude réalisée récemment par l’institut IFOP sur le harcèlement à caractère sexuel au travail, révèle que:

  • 22% des femmes estiment en avoir été victimes,
  • alors que 32% le sont réellement !

Cette minimisation relève certes d’une méconnaissance à estimer ces délits et les faire valoir devant le législateur mais aussi d’une propension à les banaliser. C’est un effet de systématisation qui s’amplifie et fait qu’on accorde ainsi de moins en moins d’importance à des actes de plus en plus graves jusqu’à l’éclatement.

Le dire à sa manière

La prise de conscience est un moyen d’annihiler toute routine nuisible. Pour qu’il n’y ait plus une seule personne qui souffre, il faut donc que tout le monde en parle. Au plus tôt, au plus vrai ! N’y-a-t-il pas un adage en communication qui consiste à admettre qu’il est préférable de bien dire les choses avant, au lieu de devoir trop s’en expliquer après ?

Boileau dirait : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ».

Parce que cette dérive des pratiques dans nos relations est avant tout une question d’éducation, des collégiens, plutôt que guérir, ont décidé de les prévenir. Ils se sont mobilisés et ont entrepris de traiter ensemble ce sujet du harcèlement, au sens large du terme. A bras le corps ! Et comme justement, la musique adoucit les mœurs, c’est en chanson et en chœur qu’ils ont voulu faire entendre leur réflexion collective.

Pas n’importe quelle chanson(*) ! La leur, inédite, spontanée, originale et libre d’expression : un atelier d’écriture, une session d’enregistrement et quelques arrangements musicaux et un montage vidéo plus tard, voilà le résultat (voir un extrait)!

Un clip criant de vérité

L’Art scellement n’est peut-être pas le prochain tube sur les ondes mais une manière remarquable de se sensibiliser, d’anticiper, faire agir et réagir, et promouvoir les incontournables du bien être et de la qualité de vie dans notre société, nos écoles, nos associations et nos entreprises. Ces jeunes l’ont compris et, à leur manière, le disent et nous touchent droit au cœur !

Olivier Gesbert
Atypique Consultant 


(*) Flash song : procédé inédit de création de chanson interactive et collective. Outil révélateur conçu et déployé par Atypique consulting

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s