Utiliser ses émotions comme levier de performance

Si l’on n’avait besoin que de raison, le cœur n’existerait pas. L’homme n’a pas été ainsi fait pour que l’on n’utilise qu’une partie de son capital. En s’en remettant uniquement à ce qui est rationnel, une multitude d’actes ne se produirait pas.

émotion performance

Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce qui peut être compté ne compte pas forcément (Albert Einstein).

Gagner en efficacité en activant l’esprit qui ressent autant que l’esprit qui pense

Tout porte à croire, heureusement, que la réussite n’est pas qu’une question de QI et qu’au contraire les personnes qui s’y connaissent en matière de ressenti sont plutôt avantagées dans tous les domaines de la vie, en amour et au travail. Apprendre à maîtriser ses émotions est non seulement une manière de nouer des relations harmonieuses avec les autres mais peut aussi s’avérer utile lorsqu’il s’agit d’accroître ses performances. Cette valeur ajoutée à l’intelligence rationnelle décuple considérablement les angles de perception et de compréhension en toute situation.

On a coutume de dire que les émotions nous transportent. Admettons. Il s’agit cependant, selon Aristote,

de contenir nos émotions dans la justesse de leur expression.

Car à contrario, nous le savons bien, nous manquons d’objectivité et de discernement lorsque nous sommes sous l’emprise d’émotions fortes. Plus un sentiment est intense, plus l’esprit émotionnel domine et induit une perte d’efficacité de l’esprit rationnel. Un QI, aussi élevé soit-il, ne peut nous dispenser des effets primaires de nos passions et pulsions.

Il est donc impératif de composer avec nos deux esprits rationnel et émotionnel afin d’établir perpétuellement le juste rapport entre la tête et le cœur.


Vos parcours de formation laissent ils la place à l’émotion?


La fibre émotionnelle peut-elle être pertinemment utile dans la poursuite de tout objectif ?

Plusieurs études démontrent que notre capacité de mémorisation est décuplée lorsqu’elle est associée à une émotion – à fortiori joyeuse. Au fil des années, les publicitaires l’ont très bien compris et les slogans tapageurs – bien que déjà créés avec des rythmes et mélodies entêtants – ont peu à peu laissé place à des histoires marquantes.

émotions mémorisation

Les neurologues expliquent que cette méthode est déployée pour que chacun puisse s’émouvoir, s’identifier à ce qui est raconté et, in fine, associer inconsciemment le souvenir au message. Il y a donc une influence indéniable des émotions dans le processus de mémorisation. En fait, nous sommes devenus plus sensibles à l’art du story telling plutôt qu’à celui de la formule ; en d’autres termes, nous préférons la caresse au coup de poing !

On peut donc admettre que se positionner sur le versant émotionnel:

  • diminue la déperdition d’un message
  • augmente considérablement les chances de s’en rappeler
  • perpétue l’effet de continuation

Optimiser sa communication interrelationnelle

Écouter, informer, convaincre ou mobiliser l’entourage, c’est ce à quoi tout collaborateur se consacre au quotidien dans son environnement professionnel. Pour ce faire, il doit s’efforcer continuellement de tout mettre en œuvre pour comprendre les événements et interagir en conséquences.

La communication est alors une courroie de transmission incontournable dont on peut accroître l’efficacité en apprenant à maîtriser:

  • les techniques verbales et non verbales
  • le style et l’attitude fondés sur des valeurs comportementales (adaptabilité, maitrise de soi, vigilance, leadership…) propres à chacun.

Amplifier l’écho du discours

Ces vecteurs sont nécessaires pour rendre les messages plus clairs et contribuent à mieux communiquer en toutes circonstances. C’est un apprentissage au long cours qui nécessite de s’exercer régulièrement. Il est fondé sur des principes fondamentaux: 

  1. S’autoriser à être soi-même
  2. Écouter, comprendre, oser et transmettre

Être soi-même, c’est être continuellement à l’écoute de soi, d’autrui et de son environnement; écouter, c’est prendre la mesure de l’enjeu aux yeux de tous; comprendre, c’est évaluer les contraintes de part et d’autre et proposer des situations propices aux échanges; oser, c’est affirmer ses choix; transmettre, c’est user de moyens appropriés pour communiquer avec justesse.

La fin justifie les moyens

C’est un chef d’orchestre, érudit en musique – capable de déchiffrer en quelques secondes une multitude de notes, d’en comprendre le sens, de s’en faire une représentation et la partager à toute une équipe pour aboutir à une interprétation de l’œuvre – c’est lui qui m’a inspiré ce parallèle. C’est cette empathie-là qui peut nous permettre de jouer aussi dans le champ émotionnel.

Susciter l’émotion, c’est faciliter le partage et sublimer le sens de nos décisions.

Accroître la technique, cultiver le savoir-être, gagner en confiance: ce sont des ingrédients indispensables pour être performant. Cependant, le chef d’orchestre qui est en nous, doit savoir choisir une mise en œuvre pertinente et appropriée pour chaque action à entreprendre. Le versant rationnel rassure, celui des émotions déstabilise; l’un ancre, l’autre questionne. On dit parfois que c’est lorsque l’on sait qu’il y a danger! A vous de voir et d’adopter la juste mesure de vos moyens.

Olivier Gesbert
Atypique Consultant


Atypique Consulting conçoit et anime des modules personnalisés (formation, accompagnement, événementiel). A votre avis, avec ou sans émotions?


 

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